
Face à l’échec des lois de protection des mangroves, certains pays et ONG se tournent vers les cultes endogènes et les savoirs ancestraux.
Pourquoi les mangroves comptent
Les mangroves constituent une barrière naturelle contre l’érosion et un outil puissant de lutte contre le changement climatique, du fait de leur forte capacité de séquestration du carbone — souvent plusieurs fois celle d’une forêt terrestre à l’hectare. Ce sont aussi des nurseries : une large part des pêcheries côtières en dépend à un stade de son cycle de vie.
Quand la loi ne suffit pas
La protection juridique suppose un contrôle, et le contrôle suppose une présence. Sur des littoraux longs, isolés, avec des moyens publics limités, un décret ne change pas grand-chose à lui seul.
Ce qui s’est révélé plus durable en plusieurs endroits, c’est une protection enracinée dans la croyance locale et la sanction sociale. Là où un peuplement de mangrove est tenu pour sacré, le couper a un coût qu’aucune amende n’a réussi à imposer.
Une question à ne pas éluder
Cela pose à la conservation une question inconfortable mais féconde : quelle autorité protège réellement un écosystème ? Sur ce littoral, la réponse n’est souvent pas celle qui est inscrite dans la loi.
