
Le 22 mars 2025, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, la Youth Alliance for Agroecology and Climate a tenu son premier webinaire international. Il n’avait pas encore de nom de série. C’est en regardant en arrière qu’on l’a appelé YAAC Talk n°1.
De 10h00 à 11h30 GMT, la rencontre portait sur un enchaînement précis : « Changement climatique et gestion de l’eau : anticiper les risques d’inondation et de sécheresse pour préserver la qualité de l’eau potable et protéger la santé humaine. »
Pourquoi commencer par l’eau
Le choix n’était pas neutre. On ne parle pas de climat, d’agriculture, de santé, de biodiversité ni de sécurité alimentaire sans parler de l’eau — c’est la ressource par laquelle tous ces sujets se rejoignent. Une inondation détruit une récolte ; une sécheresse déplace un troupeau ; une contamination microbiologique remplit un dispensaire. Le même dérèglement, trois conséquences que l’on traite d’ordinaire séparément.
Deux interventions scientifiques
La séance était modérée par le Pr Hedi Ben Mansour, directeur de l’unité de recherche « Analyses et procédés appliqués à l’environnement » à l’ISSAT Mahdia, université de Monastir, en Tunisie.
Après une présentation du réseau, de sa vision, de sa mission et de ses valeurs, deux chercheuses ont pris la parole :
- Nada Joumar, spécialiste en hydrologie et gestion des ressources en eau, sur la compréhension et la gestion des risques d’inondation — les approches scientifiques d’abord, puis ce qui s’applique réellement sur le terrain.
- Élodie Gbotché, microbiologiste et assistante de recherche, sur l’effet du changement climatique sur la qualité microbiologique de l’eau.
Une session de questions ouvertes a ensuite permis aux participants d’échanger directement avec les intervenantes.
Ce que cette rencontre a lancé
L’importance de cette première édition tient moins à son contenu qu’à ce qu’elle a rendu possible. Elle a posé les bases d’une série régulière, où des scientifiques, des jeunes chercheurs, des acteurs de terrain, des décideurs et des membres de la société civile se retrouvent sur un même plateau.
L’ambition est simple à énoncer et exigeante à tenir : que la connaissance scientifique rencontre les réalités du terrain, et que le dialogue débouche sur de l’action. Concrètement, YAAC Talk cherche à faire dialoguer la science, les politiques publiques et les citoyens, à sensibiliser les jeunes aux enjeux environnementaux, à donner sa place à l’expertise africaine, et à renforcer les collaborations entre chercheurs, professionnels et organisations.
La conversation a commencé avec l’eau. Elle se poursuit à chaque nouvelle édition.
